Samedi 18 avril 2009

3 ans et demi qu’on ne s’était pas vues avec ma petite Gabriela, elle n’a pas changé ! Toujours aussi enthousiaste et rayonnante ! J’ai été accueillie comme une reine par sa famille qu’elle avait tant envie que je connaisse depuis longtemps. Une famille adorable et serviable, un trait décidemment commun au peuple latinoaméricain !

Quito, dernier arrêt donc avant le retour imminent au pays… J’ai déjà la tête à moitié en France, un pied de l’autre côté de l’Atlantique. Mais les six jours sont passés très vite et j’écris d’ailleurs cet article à bord du TGV 6927, à destination de Grenoble…

Petite semaine tranquille, Gaby avait cours la moitié du temps, pendant lequel j’ai essayé de me reposer un peu de mon voyage. Sans grand succès, j’ai du mal à dormir, ce doit être l’excitation du retour… Nous avons fait quelques sorties malgré le fait que Gaby avait cours tous les jours. Dès mon arrivée à Quito dimanche 30 novembre, nous sommes montées au téléphérique d’où, normalement, nous pouvons disposer d’une vue sur l’ensemble de la capitale. Manque de chance, une fois en haut, la vue est complètement bouchée par une épaisse brume. De plus, à plus de 3000m d’altitude, j’ai l’impression d’avoir le cerveau tout comprimé et le champ de vision rétréci… Plutôt bizarre pour quelqu’un qui a vécu 6 mois à Cusco ! Ouh la honte ! ahahah

Comme on ne voit strictement rien, nous décidons de redescendre.




C’est à ce moment là que soudain le temps se dégage ! J’aurai donc vu à quoi ressemble Quito de nuit et d’en haut, ainsi que l’une des montagnes emblèmes de la ville.







Le lendemain j’ai passé l’après-midi à la fac de Gaby, autre chose que les facs grenobloises ! Certes c’est une fac privée, mais super class et jolie.

Puis le jour suivant, Gaby m’a aussi emmenée à la Mitad del Mundo (Moitié du Monde), village à environ 45min de Quito. Comme son nom l’indique, le village est célèbre pour y posséder la ligne séparant les deux hémisphères de la Terre. C’était assez marrant de pouvoir mettre un pied au Nord et un pied au Sud du Monde, pour la photo typique évidemment ! Nous partons l’après-midi visiter le cratère le plus grand d’Amérique du Sud qui se trouve juste au-dessus de la Mitad del Mundo, mais encore une fois le brouillard a fait des siennes et nous n’avons rien vu. Cette expédition nous a tout de même valu une rencontre avec un Colombien qui aura été notre amigo para el día. Nous avons fait un tour avec lui dans le quartier historique de Quito.

Quito est une capitale de 2 millions d’habitants, dans la sierra. Les Andes de Quito sont assez différentes de celles du Pérou ou de la Bolivie, beaucoup plus vertes dû à un climat plus équatorial bien-sûr. Un soleil très fort le matin (chauffe pas énormément mais qu’est ce qu’il crame ! C’est l’équateur quoi) et des orages l’après-midi.
 
Ce n’est pas une ville extraordinaire, le centre historique et colonial est mignon mais ressemble beaucoup aux autres que j’ai pu voir partout en Amérique Latine. Je suis arrivée au moment de l’anniversaire de la fondation de Quito, il y avait donc la fête dans les rues toute la semaine : corridas de taureaux, feria de nourriture traditionnelle, chivas (mini bus à deux étages que l’on emprunte le temps d’une soirée pour y faire la fête en parcourant la ville, accompagné d’un orchestre, d’alcool et de bonne humeur. Le concept est plutôt amusant, et typique quiteño).

        
Le reste de la semaine a été ponctué par shopping à la recherche d’une robe pour mes futures grandes occasions (ne riez pas, ça peut arriver !) pensant peut-être que ça pouvait être moins cher en Equateur. Que nenni, l’Equateur a adopté le dollar US en 2001 et le pouvoir d’achat n’est pas vraiment plus élevé pour nous autres Européens, je ne vous parle même pas en temps de crise…


Puis, l’avant dernier jour, nous sommes allées nous relaxer aux bains thermaux à 1h30 de la ville. J’ai pu admirer les beaux paysages andins alentours à Quito, et vu furtivement apparaître le Cotopaxi, magnifique sommet enneigé, très rapidement recaché par le brouillard (décidemment !).
Une matinée très agréable dans les bains chauds, puis glacés pour raffermir tout ça, et de bronzette (comme je vous disais, mine de rien le soleil, de par sa position verticale en Equateur, a vite fait de vous rougir !). Mais je vous reviens chers amis, toute bronzée, pour mettre un peu de soleil dans votre grisaille hivernale. ;)







Samedi, c’est déjà le jour fatidique du retour en France… Entre excitation, mélancolie et nostalgies naissantes, je me dirige en fin d’après-midi à l’aéroport. Gaby et moi nous donnons rendez-vous dans 3 ans, en France, en Equateur, o donde sea

 Chau amiga…

(Je n'avais pas eu le courage de publier cet article en rentrant... Plus de 4 mois après mon retour, c'est un peu bizarre, mais il fallait que je clôture comme il faut ce blog. Un article de "happy end" arrivera sans doute prochainement...)

Par Leslie
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Samedi 6 décembre 2008

Déjà plus de trois semaines que je suis partie de Cusco et bientôt la fin de mon temps en Amérique du Sud… Que le temps passe vite !

Je vais tenter de résumer cette dernière semaine passée en Argentine sans rien oublier.

 

J’ai laissé la dernière fois le blog en suspend à mon arrivée à Salta, au nord du pays. J’attendais beaucoup de cette région, un ami m’avait fortement recommandé de faire le détour car les paysages en valaient vraiment la peine. Eva, dont l’envie de voir les chutes d’Iguazú la démangeait plus que tout, a décidé de nous quitter le lendemain pour prendre la route pour le Nord Est du pays. Plus raisonnable, je me dis que partir à la pointe opposée de l’Argentine dès le lendemain serait vraiment trop fatigant et puis être venue jusqu’à Salta sans en voir la couleur m’aurait vraiment trop frustrée aussi. Hubert et moi sommes donc restés à Salta deux jours de plus avant de mettre les voiles pour Buenos Aires. Mon objectif était de voir la nature alentour, mais les parcs naturels se trouvent relativement loin de la ville même de Salta. Après une longue réflexion sur comment coordonner au mieux les horaires de bus pour être à Buenos Aires le samedi soir au plus tard, nous décidons de visiter la Quebrada de Cafayate le lendemain.
Avant cela, nous avons passé une journée tranquille à Salta : montée en téléphérique au Cerro San Bernando, qui offre une belle vue d’ensemble sur la ville, puis après-midi à San Lorenzo, petit village vert et huppé de la banlieue de Salta.

          

Le soir, nous partons pour Cafayate, où nous arriverons 4h plus tard. En guise de dîner nous nous offrons une dégustation à l’hôtel de quelques empanadas divines (chaussons fourrés, une des spécialités culinaires argentines) accompagnée d’une bouteille de Mendoza.

Le lendemain nous partons avec Walter, notre guide, nous en mettre plein la vue dans la Quebrada de Cafayate. J’ai longuement cherché la signification exacte de quebrada, imaginez une large vallée désertique dans une sorte de faille… más o menos

La Quebrada de cafayate est une vallée incroyable, par son mélange de couleurs, la juxtaposition de divers paysages rocheux et sablonneux, et les formes bizarroïdes qu’ils empruntent. Cette vallée est traversée par une rivière, plutôt très peu profonde en été. Nous avons parcouru la plaine sous une chaleur cuisante, mais qui n’a pas su ruiner mon enthousiasme : « Ouf, je ne suis pas encore blasée, ouf ! »

Le décor que l’on peut observer change beaucoup, nous nous arrêtons tantôt dans la Garganta del Diablo, tantôt dans des déserts rouges, cendrés, ou encore dans le château rouge dans lequel a été tourné le film Lucky Luke ! Just amazing !


   


Le soir, c’est reparti pour 20h de bus, cette fois pour notre dernière escale : BUENOS AIRES !!! Transit dans l’étouffante Tucumán, où une petite bière brune a été la bienvenue pour pallier aux faciles 30 degrés qu’il fait encore à minuit.

Je suis vraiment excitée à l’idée de connaître la capitale de l’Argentine dont on m’a tant parlée et chanté les louanges. Nous y sommes restés 6 jours en tout et je peux dire que je n’ai pas été déçue ! 6 jours c’est juste le temps pour bien s’imprégner de l’ambiance fervente et du dynamisme incessant de Buenos Aires, connaître ses différents quartiers qu’ils soient commerçants, bohêmes, business ou artistiques, fortunés ou populaires, paisibles ou branchés… Buenos Aires, c’est grand, c’est beau, européen et pétillant. C’est pour moi quelque part entre Paris et New York, peut-être plus près de Paris quand même. L’influence parisienne a d’ailleurs été directement importée de Paris et divers architectes français. Entre les hauts buildings luisants et les bâtiments anciens à la française, on sent tout le potentiel que peut offrir cette ville dès les premiers instants.

 

Dimanche, nous nous sommes rendus dans le quartier populaire de San Telmo. Tous les dimanches a lieu une grande feria d’antiquités, d’objets artisanaux en cuir et autres, et où artistes en tout genre se produisent dans les rues (danseurs, musiciens, humoristes…). Une petite promenade très plaisante, qui pour notre premier jour à Buenos Aires nous a fait très bonne impression pour la suite du séjour dans la capitale.




Buenos Aires c’est aussi le berceau du fameux Tango argentin, où l’on peut applaudir dans les rues de très bons danseurs : sensuel, sexy et orgueilleux. Fabián, un ami argentin de Buenos Aires, nous a emmenés un soir à la Viruta, une milonga comme ils disent là bas, un endroit bien chaleureux où les apprentis danseurs se réunissent le soir pour pratiquer autant le tango que le rock ou la salsa. J’ai donc pris mon premier cours de tango dans cette milonga !! Après avoir intégré les premiers pas basiques enseignés par les professeurs, place à la pratique avec le premier partenaire venu. C’était vraiment un très bon moment, un lieu propice au divertissement et aux rencontres puisque dans une soirée on peut danser avec au moins 5 ou 6 personnes différentes. Ici, pas besoin d’avoir un partenaire attitré pour prendre des cours de danse si on en a envie, et je pense que c’est vraiment ce qu’il manque en France !

 

Buenos Aires en été, c’est une chaleur quasi insupportable. Ca faisait bien longtemps que je n’avais pas profité d’un été aussi torride, où l’on peut sortir toute la nuit en tong et débardeur, où l’on boit trois litres d’eau par jour pour compenser la transpiration, où l’on revit que dans les centres commerciaux et resto climatisés et où même la ventilation des hôtels n’y fait pas grand-chose… Autant dire que dormir la nuit relève d’un dur combat ! Vive les douches froides et la clim’ !

Et puis Buenos Aires c’est aussi la Boca, autant un quartier très touristique malgré lui que le nom de la plus célèbre équipe de football, puisque ce fût celle de Diego Maradona. C’est le quartier populaire par excellence où les ouvriers immigrants du XIXème siècle avaient l’habitude de récupérer la peinture qui servait aux bateaux pour repeindre leurs maisons en taule ondulée. Cela donne une touche tout à fait artistique et bohême à cet endroit. C’est devenu l’un des lieux incontournables de Buenos Aires, où se produisent de nombreux danseurs de tangos dans les rues piétonnes de ce quartier. Puis nous avons visité le stade de la Boca, le mythique !


Et comme l’Argentine c’est aussi la délicieuse viande de bœuf, impossible de partir sans s’offrir une parilla (barbecue). Très à la mode dans toute l’Argentine, du nord du moins, les gens se réunissent souvent pour manger de la viande grillée chez les uns ou chez les autres. Les hôtels organisent aussi pour la plupart des parillas une fois par semaine. Le dernier soir nous sommes allés manger dans un resto-buffet, où pour 30 pesos nous avions la nourriture à volonté : viandes, poissons, entrées chaudes ou froides, garnitures de toutes sortes, et desserts.

   

El puente de la Mujer                                           El obelisco, symbole de Buenos Aires

Nous partons le lendemain après une bonne soirée électro dans le bar de notre Giramondo Hostel… retour à Santiago de Chile pour reprendre l’avion. Laurence et Cristián sont venus nous chercher à la gare routière et nous ont raccompagnés à l’aéroport le soir après avoir profité des derniers instants de soleil d’été… Nuit à Lima, et les vacances continuent pour moi car je pars dès le lendemain matin pour Quito en Equateur chez ma très chère Gaby que je n’ai pas vue depuis 3 ans et demi !

Un peu émue de quitter pour de bon le Pérou, et mes compagnons de voyage, Eva et Hubert… Eux retournent à Cusco, un peu à reculons… En Equateur depuis 4 jours, derniers instants en terre latinoaméricaine, j’essaye de profiter au maximum même si j’ai déjà à moitié la tête en France à présent…

 
Amigos, nunca olvidaré este viaje ! Fue buenazo compartir estos momentos con Ustedes, aunque nos peleamos a veces… ;) Igual les quiero un montón ! Como nos dijo un argentino en Salta, “El viaje es una experiencia que nadie nos la puede quitar”: Le voyage est une expérience que personne ne peut nous enlever…

Ya... me voy... se acabó...

Par Leslie
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Jeudi 20 novembre 2008

 

5 jours passés en Argentine et plus de 1000 km parcourus déjà. Le rythme est soutenu, nous n'avons pas encore posé nos fesses plus de 48h dans une même ville... Entre l'envie, peut-être plus grosse que le ventre, d'en voir le plus possible et le temps relativement limité dont nous disposons pour parcourir tout le nord du pays, cela nous laisse peu le temps de s’habituer à un lieu avant d’en repartir. Mais bon, c’est le jeu !

 

J’écris donc depuis Salta aujourd’hui, ville d’un demi million d’habitants tout au nord de l’Argentine, ville de la Sierra.

Avant cela, nous avons passé 2 jours à Mendoza. Mendoza est une ville frontalière avec le Chili, une ville de vignobles qui produit d’ailleurs des vins reconnus dans le monde entier (j’essaye toujours mais j’avoue que le vin rouge n’est pas mon fort… but I keep trying ! Ca fait beaucoup rire quand je dis que je n’aime pas le vin, « quand même pour une Française… ! » Eh oui, il faut de tout pour faire un monde). L’inconvénient que nous avons eu à Mendoza est d’arriver un dimanche, tout était fermé, mais vraiment tout mis à part quelques restos. Cela ne nous a pas donné la meilleure impression, du point de vue de la dynamique de la ville. Pas un chat dans les rues. Nous nous sommes quand même promenés une bonne partie de la journée, profitant du soleil, des avenues et places ombragées.

Mendoza est en effet abritée par d’innombrables arbres car la chaleur en été est soi-disant insupportable. Les avenues sont longues à perte de vue ce qui rend les cuadras (pâtés de maison) infinies aussi. Eva dit que la ville ressemble beaucoup aux villes nord-américaines, et c’est vrai que j’imagine bien ainsi les villes aux Etats-Unis.

















L’après-midi nous avons squatté l’hôtel, le plus class que nous avons eu jusqu’à présent, mais le prix en a été payé ! Etant arrivés à Mendoza dans la nuit et s’étant fait jetés de plusieurs hôtels par manque de place, nous n’avons pas refusé celui-ci qui nous offrait une chambre de libre ! Nous avons donc passé la fin d’aprem’ au bord de la piscine et je peaufine mon bronzage pour Noël !! héhé ! Le soir, nous avons retrouvé Pablo, Cecilia et Sol, mes trois amis mendocinos rencontrés au Machu Picchu. C’était sympa de les revoir, et j’aime ce fait d’avoir des amis un peu partout dans le monde, je sais que je suis la bienvenue ici ou là et puis l’interculturalité c’est mon truc !


Le lendemain, Sol nous a proposé (Eva, Dean un Australien de l’hôtel, et moi) de nous emmener au Cerro de la Gloria, une colline qui d’en haut, offre une vue sur la ville. La « colline de la gloire » parce-qu’au sommet trône un monument en l’honneur du Général San Martín, héro libérateur de l’Argentine. C’est en y allant que j’ai mesuré l’immensité de la ville, nous avons marché une bonne heure pour nous y rendre, tout cela sous un soleil de plomb mais l’air restant un peu venté cela m’a valu un bon coup de soleil…
Sol, Eva, Dean et moi au Cerro de la Gloria

Sol nous a invités à déjeuner chez elle, puis nous sommes retournés à l’hôtel pour nous préparer au nouveau départ.

 Départ donc en fin d’après-midi pour San Juan, ville à 2h30 au nord de Mendoza, réputée pour être une fournaise. Et c’est vrai ! Une fois dans le bus, je me rends rapidement compte que j’ai oublié mon MP3 branché sur le PC de l’hôtel, quelle c**** !!! J’appelle rapidement, ils l’on retrouvé et vont me l’envoyer. Ouf !

Nous arrivons en soirée à San Juan et la chaleur se fait encore lourde sur les épaules. Petit tour dans la ville, nous réservons le tour du lendemain et nous couchons pas trop tard. Lendemain, levés à 5h30 pour visiter le parc de Ischigualasto, un des parcs naturels de la province de Mendoza. C’est un parc paléontologique entre autres car on y a retrouvé des fossiles de dinosaures vieux de 230 millions d’années. Impressionnant. C’est aussi un parc aux formations géologiques qui témoignent des différentes époques qu’a traversé notre planète.
 
Le parc s’appelle la « Vallée de la Lune » car en effet c’est un paysage assez étrange, tantôt gris par le sol chargé en fer et sel, verdâtre par le souffre, jaune par le sable fossilisé formant des énormes blocs de rocher sculptés par l’érosion, etc.
Je n’ai pas été aussi impressionnée que par le Salar d’Uyuni et son Sud Lipes en Bolivie, je dois être déjà blasée… Puis, le parc était à moitié fermé à cause d’une forte pluie qui a inondé le site quelques jours auparavant, comme par hasard ce sont les deux sites les plus représentatifs qui restent fermés au public. Un peu déçus donc, surtout que le mec de l’agence s’était bien gardé de nous le dire !





Nous avons pris le chemin du retour un peu plus tôt, 4h de route à 50 degrés dans une voiture. Puis nous repartons le soir même, direction Salta. Départ à 23h, arrivés à 16h le lendemain. J’ai dormi presque tout le long du trajet, c’est bien ça m’a permis de rattraper mon sommeil accumulé jusque là. Salta a l’air d’être une ville très animée, le soir du moins. L’objectif de notre séjour ici est surtout de visiter les petits villages alentours qui apparemment offrent de jolis contrastes de couleurs également. Vamos a ver !

Par Leslie
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Dimanche 16 novembre 2008

Ya... se acabó... Cuzco c'est fini pour moi... Cusco, c'était 6 mois de VIE à plein temps, 6 mois pendant lesquels tous mes sens ont été en éveil 24h/24, 6 mois où je ne me suis jamais ennuyée parce que le mot routine ici j'ai pas connu. 6 mois passé où j'ai appris (ou réappris) à m'émerveiller de tout, où j'ai vécu pour moi, loin des soucis quotidiens. Des rencontres géniales, autant péruviennes, françaises, qu'étrangères. Des voyages inoubliables, des images gravées dans ma tête pour toujours.
Malgré toute cette nostalgie apparente, je crois que cela faisait déjà une bonne semaine que mentalement j'étais partie de Cusco déjà donc le départ fût moins dur. Une petite larme versée tout de même au décollage, j'essaye de me rendre compte que je ne reviendrai plus après le voyage en Argentine... Du moins pas dans un futur proche apriori. Maintenant c'est parti pour 4 senaines de voyage avant le retour au pays, je n'en suis qu'au début mais je peux déjà dire "Qu'est ce que je me sens bien, un sac sur le dos à la découverte du monde !!"

Nous sommes donc partis, Eva, Hubert et moi mercredi 12 à 6h du matin, après une nuit de 4h (j'ai eu un peu de mal à terminer mes bagages plus tôt). En fait, une journée de 48h aurait été plus que bienvenue pour finir dans les temps! Vol Cusco-Lima, arrivée à la capitale à 9h30. Première mission: trouver la maison de la grand mère de Martin, un ami du CBC qui m'a proposé de laisser mes bagages chez elle. Accomplie très facilement. Puis reserver l'hotel pour le retour à Lima et trouver le restau de ceviche (plat typique péruvien, à base de poisson cru mariné dans du citron). Un pur festin pour fêter le commencement de notre voyage, je n'ai jamais mangé aussi succulent depuis mon arrivée au Pérou!!! Nous avont commandé trois plats différents: un ceviche avec une sauce de rocoto (piment), un tiraditos trois sauces (filets fins de poissons cru avec une sauce de parmesan, d'olive, et d'aji) et un piquante (plat chaud de fruits de mer sauce corail). Un vrai délice.
Hubert et Eva, dégustant le ceviche

Et pour bien digérer jusqu'qu bout, une petite sieste s'est imposée dans le quartier de Miraflores, là où on voit l'océan. Ensuite retour au centre de Lima, en attendant 21h30 pour reprendre l'avion en direction de Santiago de Chile.















Arrivée à la capitale chilienne dans la nuit, nous nous rendons à notre hôtel, une ancienne maison coloniale gigantesque.
Le lendemain nous partons à la découverte de Santiago: première impression, le Chili est très européen, je ne pensais pas que c'était aussi développé. Mais la capitale n'est pas spécialement chaleureuse et ne présente pas grand intérêt... L'architecture est assez récente car en raison de nombreux tremblements de terre, beaucoup de bâtiments anciens ont disparu. Ceux qui restent côtoient le moderne avec une proximité assez surprenante.












Nous apprécions aussi  le soleil, la chaleur d'été et pouvoir marcher sans s'essoufler!!!
















Un petit saut dans la piscine de l'hôtel et nous avons rendez vous avec Laurence, une copine d'enfance que je n'avais pas vu depuis au moins 5 ans!! Encore 6 mois auparavant, j'étais contre Facebook, mais j'avoue que sans ça jje n'aurais certainement pas retrouver Laurence, encore moins su qu'elle vivait au Chili et serait peut-être passée à côté d'elle sans le savoir dans les rues de Santiago. Merci donc à Facebook de nous avoir permis de se retrouver à l'autre bout du monde! jaja

  Hubert, Eva, Cristian, Laurence, et moi à Santiago

Le lendemain, vendredi 14 novembre, nous partons pour Valparaíso, ville située à 1h30 de Santiago. Un des premiers ports d'Amérique Latine, c'est aussi une ville très animée dans le style "artiste bohême", haute en couleurs où toutes les maisons sont rouges, bleues, vertes, jaunes, violettes (...).

Cela lui donne un cachet tout particulier et l'ambiance me plaît beaucoup!

Nous logeons dans un hôtel du même style, coloré, convivial, je me suis crue en colonie de vacances!





















Comme nous sommes arrivés assez tard ce jour là, nous décidons de rester une journée de plus à Valparaíso avant de passer en Argentine. Hier, samedi 15, visite d'une de maisons de Pablo Neruda, le tr`s connu poète chilien. Une maison aussi cocasse qu'agréable, avec une vue imprenable sur l'océan.




Comme ce cher Pablo disait "le Pacifique est tellement grand qu'il ne rentre pas sur la carte du monde. Ne sachant où le mettre, ils ont décidé de le poser devant ma fenêtre". Sacré Pablo!



Vue depuis la maison de Pablo Neruda... sympa...







L'après-midi nous partons pour Viña del Mar, juste à côté de Valparaíso, histoire d'aller tremper au moins les pieds dans le Pacifique pour voir si ça fait la même sensation qu'ailleurs. ;) Réponse: heu, c'est froid! Mais qu'est ce que c'est agréable de se poser sur la plage en maillot de bain au mois de novembre pendant que d'autre se gèlent au boulot !!! J'ai une forte pensée pour vous tous, si j'avais eu mon portable, je vous aurais envoyé un MMS ahahah, je suis mesquine! Touristiquement parlant, la ville de Viña del Mar est très "Cote d'Azurienne"... dans le mauvais sens du terme évidemment.
















La côte pacifique de Viña del Mar


Aujourd'hui, il est 7h30 du matin, je viens d'arriver à Mendoza en Argentine après une nuit en bus. Nouveau tampon sur le passeport et je sens déjà que l'Argentine est faite pour moi... Let see! J'ai prévu de revoir les trois Argentins que j'ai rencontrés au Machu Picchu il y a 5 mois.

A bientôt peut-être avant la fin de mon séjour. Pour les photos il faudra attendre un peu. D'ailleurs cet article est écrit en vitesse, histoire de vous donner quelques impressions chopées au vol.

Salutations d'ici et d'ailleurs... Aïe, je crois que j'ai attrappé la bougeotte...!




Par Leslie
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Jeudi 30 octobre 2008

Tout le Pérou réuni dans un bus. En repartant de Puno lundi matin pour Cusco, je m’attends à un long voyage fatigant mais pas à être amusée par autant de folklore ! Pour cause de grève à Sicuani, aucun bus ne peut prendre la route principale en direction de Cusco. En revanche, passer par un autre chemin semble possible… mais à quel prix ! 12h de voyage au lieu de 7 et 50 soles au lieu de 20 !! Comme j’ai déjà un jour de retard sur mon retour et apriori une journée entière de stage ratée, je ne me risque pas à attendre 1h de plus que les autres agences ouvrent et achète la toute dernière place à bord du bus Power (vous savez la place du fond en face du couloir, là où on est serré contre les autres et où on ne peut pas baisser son siège… c’était ma place !). Evidemment, ce ne sera pas un bus « Power-tuning » ni un « Power-express », mais bien un bus tout pourri, inconfortable au possible, bruyant, froid au début, chaud à la fin… Bref, rien que de penser à la journée qui m’attend, je suis déjà abattue par une extraordinaire flemme.

Nous partons le bus presque vide, on va sûrement faire escale à Juliaca pour laisser monter le reste de l’équipage. Il fait un froid de canard, le chauffeur a mis du wayno à fond (musique traditionnelle andine, tu prends un air et tu changes les paroles pour faire une nouvelle chanson, en gros c’est ça) et là je pense que la crise de nerfs risque de survenir beaucoup plus vite que prévu ! Heureusement pour ma santé mentale, le wayno n’a pas duré !

Arrivés à Juliaca 1h30 plus tard, effectivement une foule envahit le bus. Je n’ai jamais vu un bus aussi chargé, entre les baluchons colorés des mamitas parfois plus gros qu’elles, les cartons, les sacs de voyages et les sacs en plastiques remplis de toutes sortes de choses, il y en a de partout. Je me dis qu’il doit y avoir au moins autant en poids de bagages qu’en poids humain. Et ce qu’il y a d’extraordinaire, c’est que ce bus est loin d’être aménagé pour charger autant d’attirail ! Mais c’est pas grave, on en met partout où il y a des trous, on demande à son voisin d’à côté, de derrière ou du fond s’il peut installer une caisse sous ses pieds, et celui-ci accepte volontiers. Je suis pantoise (héhé, merci le dictionnaire des synonymes, j’avais oublié que ce mot existait !) devant autant d’entraide entre les gens. Ce ne serait pas en France qu’on pourrait encombrer ses compagnons de voyage sans se faire insulter ou tout au moins remis à sa place poliment. En attendant, moi je profite de l’arrêt pour m’acheter una mantita (petite couverture) pour faire comme tout le monde et aussi parce qu’il fait froid. Au Pérou, qui dit voyage dit couverture, personne ne voyage sans. On m’en propose une à 16 soles, mes voisines me soufflent « 12, 12 ! », 12 soles la mantita donc. Je m’enveloppe dedans et c’est reparti. A ma gauche deux petites mamitas, à ma droite une fille et sa mère bien sympathiques.

Dans un bus folklorique péruvien, le mouvement est continuel. Des femmes montent dans le bus pour vendre couvertures, boissons, casse-croûte, etc. On a également eu droit à une campagne de santé sur environ 15km ! Un mec faisait sa pub pour des granules anti-inflammatoires à base de plantes chinoises, bonnes pour les reins, le foie, la chaude pisse pour les hommes qui l'auraient attrapé « à cause des femmes », et les gaz, rien que ça ! Chacun a le droit de goûter à une granule avant de se décider à acheter le lot de deux tubes pour le prix d’un et le troisième offert. J’observe la scène avec autant de surprise que d’amusement.

Puis un homme se met à chanter (faux) en tapant dans ses mains avant de demander un pourboire.

A 10h30, je me retrouve à manger un asado de cordero (agneau rôti) avec pommes de terre braisées que des mamitas sont venues vendre dans le bus pour ceux qui veulent. Comme j’ai déjà un peu faim, je me laisse tenter par un peu plus de folklore et demande moi aussi ma petite poche plastique. (Entre parenthèse, c’était très bon, même à 10h du mat’ !). Autour de moi, tout le monde tape la discut’ à son voisin, lui raconte sa vie même s’il ne le connait pas. Je trouve tout ça plutôt sympa.

Puis les distractions se sont faites plus rares, laissant peu à peu place à l’ennui… Dehors il pleut, mais on peut tout de même apercevoir entre la buée et les gouttes qui coulent sur la vitre un joli paysage.

Pause pipi : ah non non, pas de sanitaires ! On s’arrête en pleine pampa et tout le monde pisse à côté de son voisin ou sa voisine, tous dans le même bateau jusqu’au bout !

Puis le bus recommence à tanguer sur la piste. Les 4 dernières heures m’ont été gesticulantes, je ne tenais plus en place, j’avais chaud, mal aux fesses et vraiment hâte de rentrer à la maison. Je n’ai pas encore la patience des Péruviens ! En tout, environ 3h de route normale et 9h de piste, wouhou ! Nous devions arriver à 17h, nous sommes arrivés à 19h… Normal, « TIP » comme dirait Javier : This Is Peru ! ;)

Par Leslie
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Mardi 28 octobre 2008

Arequipa : 1 million d’habitants, 2ème ville du Pérou, 2300m d'altitude, encerclée par des volcans tels que le Misti (5800m), le Chachani (6075m) ou encore l’Ampato (6300m). Ma dernière escapade au Pérou… Après la visite rapide de mi Mamá à Cusco (une demi-journée top chrono), j’ai retrouvé mi Papá à Arequipa. C’était la dernière destination péruvienne où je voulais vraiment me rendre. Ca fait très bizarre de retrouver ses parents ici au Pérou après presque 6 mois. Ils débarquent tout d’un coup dans mon petit monde à moi, tellement loin de la France… Même espace-temps pour quelques jours…

Je suis donc partie mercredi 22 octobre au soir pour une nuit de bus. Le voyage s’est avéré plus long que prévu (11h au lieu de 9h), le bus n’a pas arrêté de s’arrêter en chemin. Le paysage que je peux admirer au petit matin est magnifique et encore tellement différent de ceux que j’ai pu voir jusqu’à présent au Pérou : désertique, sablonneux, des vigognes par-ci par-là et les fameux volcans arequipeños.

J’arrive enfin à Arequipa vers 7-8h du matin et je retrouve mon père et Joëlle à l’hôtel qu’ils m’avaient indiqué. A 2500m d’altitude, le soleil tape à Arequipa, moins fort qu’à Cusco mais la chaleur est plus intense, comme en été. Après s’être installés dans un autre hôtel tout mignon, je pars de mon côté visiter le Monasterio de Santa Catalina.

C’est un monastère qui fût construit au 16ème siècle par les Espagnols et où vivaient 450 religieuses ! C’est une véritable ville dans la ville, j’ai été impressionnée par l’immensité du lieu. On retrouve bien l’architecture des couvents espagnols mais celui-ci est vraiment unique en son genre, éclatant de couleurs rouge et bleu.





On se balade donc dans ce couvent, de place en place, de rue en rue, d’habitation en habitation. Chaque allée porte le nom d’une ville espagnole, et les bâtisses sont toutes peintes dans de couleurs très vives rendant le lieu vraiment singulier. Les sœurs vivaient complètement recluses du monde extérieur mais elles ne devaient pas être si mal dans cet endroit !






J’ai mis 2h pour arpenter le monastère, en pressant sur la fin tout de même puisque je devais retrouver mon père sur la Plaza de Armas.









Magnifique place, dominée par une imposante cathédrale blanche à deux clochers et bordée de deux arcades. Une place très espagnole donc.

 












Nous avons visité l’après-midi le musée de la « Momia Juanita », le corps d’une jeune fille momifié et congelé qui a été découvert sur le haut du volcan Ampato en 1996. Il s’agit d’une enfant d’environ 12-13 ans qui fût sacrifiée vers 1450 par les Incas en offrande pour l’Apu dieu de la montagne. Les Incas choisissaient les plus belles filles, jeunes et vierges pour les offrir aux dieux. C’était un privilège et un honneur pour ces enfants d’être sacrifié pour les Apus, c’est pour ça qu’ils enduraient probablement le long périple qui les menait parfois à plus de 6000m d’altitude pour être sacrifier. Juanita est apparemment morte par un coup violent porté à la tête. On a retrouvé son tombeau avec nombre d’objets antiques (poupées, tissus, statuettes en or ou argent, céramiques, etc). Plusieurs momies d’enfants ont ainsi été retrouvées dans les environs mais Juanita est célèbre pour sa conservation exceptionnelle. Et c’est vrai qu’elle est très bien conservée, ses cheveux sont presque intacts, et son visage, bien qu’il manque les yeux, est d’une vraisemblance troublante. Ce n’est pas une momie à proprement parlé puisqu’elle conserve tous ses viscères. Elle est conservée dans le musée dans un congélateur afin d’éviter la déshydratation de son corps. Je ne sais pas pourquoi, mais les momies me fascinent… Je pourrais passer des heures à les observer… Peut-être parce qu’elles racontent une partie de notre histoire, elles sont la preuve d’un temps ancien et je peine à imaginer comment un corps peut résister autant au temps. Ces personnes ont quelque chose d’éternel…

 Le Misti, un des symboles de la ville d'Arequipa

Le lendemain nous avons continué à visiter quelques églises et autres bâtiments coloniaux. Puis nous avons réservé deux jours de trek dans le Canyon du Colca. C’est un canyon qui se trouve à environ 5h d’Arequipa, et c’est le plus profond du monde (eh oui, plus profond que le Colorado ! il fait d’ailleurs le double) avec plus de 3400m de profondeur.


Nous partons samedi à 1h du matin ! Notre guide s’appelle Norma, une petite Péruvienne de 24 ans bien sympathique qui a une pêche d’enfer. 5h de bus, nous arrivons à 6h dans le village de Cabanaconde à 3600m d’altitude où nous avons pris le petit déjeuner avant d’attaquer la journée. Nous pouvons observer les belles cholitas, en robe dorés et brodés. Nous avons marché jusqu’à atteindre le fond du canyon, que de la descente mais assez crevant quand même car le sentier est assez glissant et il fait très chaud.







Après la pause midi, nous repartons pour rejoindre l’oasis où nous passerons la nuit. Une petite montée qui laisse les plus vieux dubitatifs pour l’ascension du lendemain… Eh oui, pas facile la rando en altitude quand on n’a pas l’habitude ! Le souffle se fait court ! Pourtant en chemin nous avons croisé un petit papi de 75 ans, chargé d’un énorme fagot de bois sur le dos et qui malgré tout monte sûrement !

 




Vers 16h30 nous arrivons enfin à l’oasis, petit coin de paradis : des piscines d’eau naturelle au milieu des montagnes, des petites huttes en bambou, des palmiers et de la verdure… Quelle belle récompense que d’enlever les chaussures de rando qui meurtrissent les pieds depuis le matin et de se jeter à l’eau !!!

Le soir, nous ne ferons pas de vieux os, tout d’abord parce que nous sommes fatigués de la journée et surtout parce qu’il va falloir se lever à 2h du mat’ pour tout remonter !! Nous devons impérativement être au sommet à 6h du matin pour reprendre le bus à 7h. Il est pas fier le père Goovaerts, il a peur de ne pas y arriver et de mourir en chemin ! Mais finalement nous l’aurons tous fait, 3200m de dénivelé après deux courtes nuits et en 3h chrono s’il vous plaît ! On s’est arrêté que très peu et c’était bien mieux de monter de nuit car je crois qu’en plein cagnard ça n’aurait pas été possible ! Merci à notre brave petite mule qui nous a porté les sacs ! Sachez que tout de même une mule grimpe 3200m de dénivelé en 45 minutes ! Incroyable !

Lever du soleil...

Une fois arrivés en haut, on est tous soulagés et fiers de nous.
Après le petit déjeuner, nous partons voir les condors. C’est un mirador face à des montagnes rocailleuses au dessus du canyon. Les condors se sont faits désirés et ils sont tous sortis d’un seul coup comme pour faire une parade. Ils se la pétaient à tournoyer dans les airs, à faire des effets de vol tout près de touristes ! Mais j’avoue qu’ils sont assez majestueux !














Après quelques petits retards imprévus, nous avons repris la route pour Arequipa. Nous sommes sensés partir pour Cusco le soir même. Malheureusement, une manifestation à Sicuani (ville près de Cusco) sévit depuis plusieurs jours, les grévistes bloquent les routes et aucun bus ne part pour cette destination… Ne sachant trop que faire, nous partons pour Puno d’où je pourrai moi repartir directement pour Cusco. Mais comme le Pérou est très bien organisé, personne ne m’avait dit que le problème était exactement le même d’Arequipa que de Puno !! Levée à la première heure, j’ai trouvé un bus pour Cusco à 7h du matin, passant par une autre route. Je m’attends à une looonnngue journée de galère, et c’était peu dire…

Par Leslie
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Mercredi 8 octobre 2008

Cusco, ma belle Cusco. «Nombril du monde »… nombril de mon monde. Cœur des Andes, esprit de l’Inca déchu. M’ouvriras-tu encore tes bras ? Puis-je avoir l’audace de croire que je reviendrai séjourner encore un peu dans ton antre ? Cette sensation d’avoir vécu tellement de choses, mais tellement pas assez…

…Ne précipitons pas les choses. Je ne suis pas encore partie. Un mois il me reste encore. Mais pourquoi cette angoisse naissante ne me quitte déjà plus depuis quelques semaines ? Pourquoi vient-elle troubler mon excitation, mon enthousiasme d’être toujours ici ? Cette envie d’échapper à la réalité, que je retrouve chez tant d’autres... L’avenir est-il si moche pour les jeunes que nous sommes ? Nul ne peut le dire, mais vu la conjoncture, des raisons il y a de vouloir filer à l’anglaise !

Volver… Oui, mais tout de suite ?? « Tout a une fin », on dit… Mais les bonnes choses finissent toujours trop vite, je dis. Et cette nostalgie inhérente à ma capacité d’avancer n’aide en rien à me consoler…  

 

Petite transition, derniers émois avant le retour :

Ca y est, dans un mois je m’envole pour l’Argentine. Ca sent la fin… inexorablement…

Par Leslie
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Vendredi 26 septembre 2008

3 jours dans la selva, 3 jours en été. Quillabamba, la ville où il fait entre 25 et 30°C toute l’année, «la ville de l’été éternel » comme ils l’appellent.

J’ai troqué le week-end dernier mon bronzage T-shirt contre le bronzage débardeur ! Au placard les pulls et les baskets, place aux tongs et au maillot de bain, ça faisait bien longtemps ! Piscine, palmiers, boissons fraîches et transpiration, un petit air de vacances flottait dans l’air… A seulement 5h de Cusco, j’avais l’impression d’être dans un autre pays ! Je pars de Cusco avec mon blouson sur le dos et quelques heures plus tard je me retrouve dans un climat tropical, c’est une drôle de sensation !



Evelyn, une copine péruvienne qui vit à Cusco mais originaire de Quillabamba m’avait invitée à passer le week-end dans sa ville natale. Je ne me suis pas fait prier ! Et pour faire les choses bien, j’ai même pris un jour de congé, allez hop ! J’ai invité Hubert et Eva, la nouvelle stagiaire allemande, à m’accompagner, c’était l’opportunité pour eux aussi.




Quillabamba est une ville de 15 000 habitants, à 1050m d’altitude. C’était donc la première fois en 4 mois que je redescendais à moins de 2500m.












Je ne sais pas si c’est parce que notre corps a dû se réhabituer à vivre dans un environnement moins haut, mais nous étions tout le temps fatigués. Peut-être aussi en partie à cause de la chaleur… En tout cas, tout est vraiment différent là bas, du climat à la végétation et aux paysages, même les gens ne sont pas les mêmes. Les jolies filles en mini short on fait le plaisir de certains…

Un peu plus profond dans la jungle vivent encore des tribus d’indigènes qui s’appellent les Machiguengas. J'aurais bien aimé m'enfoncer un peu dans la vraie jungle, mais le manque de temps ne le permettait pas forcément et les eaux des rivières commencent à monter en cette saison.

 Nous sommes donc arrivés vendredi soir à Quillabamba, nous nous sommes installés à l’hotel (l’Hotel Tropical héhé !) et nous voilà déjà invités à sortir en soirée. Ce soir là se trouve être le soir de l’élection de la nouvelle miss… Miss Quillabamba ? Je ne sais pas. C’est la « cérémonie » la plus kitsch que je n’ai jamais vue ! J’exagère peut-être un peu, mais les nanas qui défilent une par une, se trémoussant tantôt en maillot de bain, en mini jupe ou encore en tenue indiano-Pocahontas me font un peu de peine ! Et vas-y que je me montre sous toutes les coutures ! Elles auraient vendu des canapés, elles n’auraient pas fait mieux ! Enfin… Chacun son truc. Ca doit être mon côté féministe qui ressort… !

Une fois l’heureuse, élue, place à la musique. Que de la cumbia pendant 2h, donc un peu répétitif pour danser… Nous sommes partis vers 3h du mat’, en débardeur dans la rue, so nice !

 

Le lendemain, Evelyn nous a emmenés aux 7 Tinajas.

C’est une cascade non loin de Quillabamba, qui coule dans 7 vasques les unes au-dessus des autres. Malheureusement il n’y avait pas beaucoup d’eau, mais c’était joli quand même. Nous sommes ensuite allés passer quelques heures dans un parc de piscines à Echarate, village riche pour son gaz naturel. Un pick-up nous a pris sur le chemin, il roulait à toute blinde sur la piste, marrant…
Après-midi dans l’eau et sur les transats… Vacances vacances…

Ils ont l’air d’être fans de ce genre d’endroits car Quillabamba recèle de parcs du même style. J’aurais préféré me balader un peu plus dans la selva que d’aller de parc en parc mais bon, Evelyn a déjà été très sympa de nous faire découvrir sa ville et ses environs. Le lendemain matin, entre les traditionnels défilés militaires du dimanche, avait lieu le Festival de la fruta ! Différentes organisations concouraient en exposant leurs mets fait à partir du fruit de leur choix (banane, papaye, ananas, mangue, fruit de la passion, chirimoya…). On s’en est mis plein la panse, mon gâteau préféré restera la pie de mango (tarte à la mangue), deliciosa !

Lundi, un ami à Evelyn voulait nous inviter à descendre la rivière sur des bouées, finalement celle-ci n’étant pas assez haute, nous sommes allés voir une autre cascade.

 
















Un grand Merci à Evelyn...!

Retour à Cusco lundi soir, retour dans le « froid ». Une bonne nuit et c’est reparti pour une semaine.
Ce week-end, rien de prévu. On va se calmer un peu et profiter d’avoir le porte-monnaie vide pour commencer ce fichu mémoire de stage… Quelle motivation ! A bientôt !

Par Leslie
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Jeudi 18 septembre 2008

Après une grosse fête le vendredi soir et la journée du samedi pour s’en remettre, rien de tel qu’un dimanche tout tranquille à la campagne !

Nous avons décidé de s’échapper un peu de la ville pour aller à Lucre, petit village à environ 1h de Cusco. Il est connu pour sa lagune, le canard comme plat traditionnel, et ses succulentes pâtisseries.














Nous sommes donc partis dans la matinée à 4 dans un taxi. Petite promenade le long de la lagune où l’on a pu observer de jolies scènes de la vie rurale : labourage des champs par des bœufs et pêche au trident (what ?!). C’est beau de voir encore des gens travailler de manière ancestrale…
Puis déjeuner sur la terrasse d’un petit resto où l’on a évidemment mangé du canard (un peu déçus par le plat, surtout pour 14 soles ! Ok ça reste 3€, mais on devient radin à vivre dans un pays où la vie est 4 fois moins chère qu’en France !). Nous avons ensuite dégusté notre dessert dans le village : un tiramisu pour moi, ma foi pas mauvais du tout bien que différente était la consistance de ceux qu’on fait chez nous (normal, je sais pas où est ce qu’ils peuvent trouver du mascarpone ici !).

 

La visite de Tipón nous attendait après ce festin, encore un site archéologique près de Lucre. Prendre un taxi, ou un combi ? A moins qu’un 4×4 nous prenne en stop… Oui ! Un gentil monsieur nous a accueillis dans le coffre de son 4×4, un pur moment de bonheur pour certains ! Ptit clin d’œil ;) à Hubert à qui il aura fallu un bon moment pour s’en remettre tellement il était heureux de son petit voyage dans le coffre d’un 4×4. N’empêche c’est vrai que c’est la classe, surtout sur la nationale quand Monsieur appuie un peu plus sur le champignon !














Bref, arrivés à Tipón, nous décidons d’y aller quand même à pied. Une petite heure de subida (montée) et maintenant le tout est de faire les yeux doux à l’entrée pour qu’on nous laisse passer sans payer ! jejeje Et ça passe, pour tous les quatre ! Nous avons eu le site pour presque nous seuls, et ça, c’est plutôt la classe aussi ! les touristes commencent à déserter et ça fait du bien. Nous n’avons pas eu un temps magnifique mais au moins il n’y a personne sur les photos !


Et oui, le ciel commence à devenir plus nuageux par ici, les quatre mois de pur soleil et ciel bleu que je viens de passer laissent tout doucement la place aux nuages et à quelques gouttes de pluie par-ci par-là… Bientôt la pluie sera même quotidienne… Tant pis, je vais perdre ce magnifique bronzage T-shirt ! 
J

En tout cas Tipón est encore un site assez impressionnant, surtout par ses fontaines et sources d’eau.
La montagne juste au-dessus était toute brûlée, incendiée même.
















On dit ici que les paysans allument volontairement des feux pour créer un microclimat et faire ainsi tomber la pluie… Et c’est vrai que ça marche. Mais c’est quand même dommage de détruire des hectares et des hectares juste pour ça !

Une fois la visite terminée, nous sommes redescendus… dans le coffre d’un taxi cette fois ! Ca coûte moins cher ! Cusco était orageux ce soir là, quant à nous, nous n’avons pas fait longs feux.
auss

Par Leslie
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Jeudi 11 septembre 2008

La Vallée Sacrée des Incas, c’est basiquement (tiens, Word ne comprend pas ce mot… Ne s’utiliserait-il qu’en espagnol ?? J’en perds mon français…) la vallée de la région de Cusco. La vallée où se trouvent des sites de ruines assez extraordinaires, tous reliés par une seule et unique voie : el Camino del Inca. Vous savez, l’Inca Trail, ce chemin qui coûte tellement cher pour aller au Machu Picchu ! Il paraît que c’est une des plus belles randonnées du monde… C’est donc un chemin qui traverse les Andes, celui qu’empruntaient les Incas pour se rendre d’une cité à une autre, la plupart étaient des messagers. Sur les gravures, ils sont souvent entrain de courir, mais on dit aussi qu’ils tournaient à la coca pour pouvoir supporter le rythme de leur course ! J’en profite pour faire un petit brin de propagande : la hoja de coca no es una droga !!! La feuille de coca n’est pas une drogue, elle est trop souvent assimilée en tant que telle puisque c’est à partir d’une des nombreuses substances de cette feuille que l’on fabrique la cocaïne. Mais la coca abrite en elle d’infinies vertus thérapeutiques. Je crois qu’il n’y a pas un mal qui ne puisse être guéri par la coca. De ce que je sais moi, elle est bonne pour la digestion, le mal de l’altitude, les maux de tête, c’est aussi un anesthésiant et un analgésique (en effet, quand on mâche quelques feuilles, on a la bouche toute empâtée), un stimulant cardiaque et sanguin, etc. Pour ceux que ça intéresse, voilà le lien d’un site (il est en espagnol et en anglais, aussi en polonais mais bon…) : http://www.kdrink.com/inci.htm

 

Le week-end dernier, Eva et moi sommes reparties en expédition, cette fois sur la route des Incas. Nous ne nous sommes évidemment pas payé le luxe de marcher sur l’Inca Trail ! Pour ma part, j’ai réussi à négocier un pass d’un week-end pour pouvoir rentrer sur les sites gratuitement. Ben oui quoi, je travaille moi ici ! Et puis on est Français où on ne l’est pas ! ;) Un Français sait défendre son steak, non ? Plus sérieusement, les ruines ne se visitent qu’avec ce fameux boleto turístico, sorte de passeport incluant tous les sites autour de Cusco mais seulement valide 10 jours. N’étant libre, théoriquement, que le week-end, il m’est impossible de tout visiter en 10 jours, c’est pourquoi jusqu’à présent je n’étais rentrée dans aucun site, à la grande surprise de certains Péruviens : « Quoi ?? Ca fait 4 mois que tu es là et tu n’es pas encore allée à Saqsaywaman ?? (site à 100m à vol d’oiseau au-dessus de Cusco).

Bref, voilà chose faite, et je peux maintenant dire que je suis une véritable admiratrice de la culture Inca ! Vous imaginez-vous qu’en seulement 100 ans, ce peuple a envahi presque tout le Pérou, l’Equateur, la Bolivie et le Nord de l’Argentine ?! Laissant des vestiges complètement hallucinants. Des constructions ultra ingénieuses, édifiées dans des endroits, il faut le dire pas toujours très faciles d’accès !


Village de Ollantaytambo, où pouvez remarquer les ruines sur la montagne, constructions édifiées sur la falaise, c'est ouf!












Je rappelle que les Andes sont des montagnes pouvant culminer à plus de 6000m et dans la région de la sierra, on ne descend pas souvent à moins de 2500m. On peut donc admirer toutes sortes de constructions parfois taillées à même la falaise ou la roche, parfois construits avec des ENORMES blocs de pierres (la manipulation de celles-ci reste un mystère pour moi).
Et encore ça, c'est rien!
Les murs incas sont vraiment fascinants : il aurait été évidemment trop facile d’élever des fondations avec des briques ou des pierres identiques ! Non, les Incas « s’amusaient » à empiler des rocs en jouant avec les angles. Le plus simple est de vous montrer une photo :

Site de Chinchero
Moi je me demande comment ils faisaient pour tailler et emboiter avec autant de précision chaque bloc de pierre… les Incas, pro des légos avant l’heure ?! En tout cas, ce n’était sûrement pas qu’un jeu, mais une méthode belle et bien étudiée. Ces murs sont capables de résister aux tremblements de terres, tout comme les portes érigées en forme trapézoïdale. Et les Espagnols l’avaient bien compris, à Cusco ils ne se sont pas foulés, ils ont construits leurs édifices par-dessus les fondations Incas (après avoir détruit le haut bien sûr, faut pas abuser !). (porte de Ollantaytambo)


Presque sur chaque site, on peut aussi voir des terrasses : comme l’environnement andin n’offre pas spécialement de terrains plats pour cultiver, les Incas construisaient des terrasses sur plusieurs étages afin de pouvoir bénéficier de surfaces planes pour leurs cultures. Le tout agrémenté de systèmes d’irrigation assez subtils.












Terrasses de Pisac à gauche, celles de Ollantaytambo à droite.
L’eau est un élément très présent. On dirait que chaque source à proximité d’une cité était détournée par des circuits venant l’alimenter à travers fontaines, canaux, rigoles etc. Les sites incas qui se visitent actuellement se trouvent très souvent être des forteresses ou temples de cérémonie. Des endroits sacrés donc, où l’eau y incarne un élément purificateur.




Les anciennes constructions incas du village d'Ollantaytambo, tout en pierre, les sources d'eau coulant dans les rigoles du village rend l'atmosphère paisble et agréable. Le site de ruines en lui-même n'a rien à envier au Machu Picchu, c'est le celui que j'ai préféré de la Vallée Sacrée.






Vous l’aurez deviné (ou pas, ça dépend si vous avez bien suivi jusqu’à présent mon blog ou pas ! ;), les Incas rendaient hommage dans ces temples à la Pacha Mama, Mère Nature ou Terre nourricière, au Dieu Soleil, à la Lune (ces deux astres représentent la dualité, Homme/Femme par exemple). Pour vous donner une idée (ça ne restera qu’une idée, même pour moi) de ces cérémonies, on retrouve systématiquement une table de cérémonie (toujours taillée à même la roche) où on y sacrifiait un lama en tant qu’offrande à la Terre et au Soleil. La coca était toujours de la partie, et l’est toujours aujourd’hui. C’est pour ça que les pays occidentaux qui essayent d’interdire la production de coca ne se rendent pas compte qu’ils priveraient la culture andine d’un élément basique et essentiel à sa continuité.

Sinon, dans toutes les forteresses on retrouve aussi des fenêtres, plus ou moins grandes, où l’on exhibait les « idoles », souvent les momies en position foetale des personnes importantes, pour que tout le monde puisse les honorer en passant devant. Ca ressemble à ça :

 



Eva et moi, jouant aux momies... Mais si! Une momie peut tirer la langue si elle a été momifiée pendant un moment de stupeur...! ...ok bon...









Les Incas étaient aussi de grands astrologues. Ils observaient beaucoup le mouvement des astres, surtout du soleil sur des tables taillées dans la pierre ou dans des bassins d'eau dans lesquels se reflétaient les étoiles. Ils avaient réussi à établir un calendrier qui leur donnait les dates pour semer, par exemple.

Impressionnant site de Moray, ce "cirque" de terrasses était en fait un laboratoire climatique et agronomique

Le 21 juin, jour du solstice d’hiver ici et fête du soleil (Inti Raymi) représente l’une des plus importantes cérémonies incas. Et de ce fait, ils jouaient beaucoup avec les formes et les ombres. En effet, sur plusieurs sites on retrouve des constructions ou des roches taillées, dont l’ombre se transforme en puma, lama ou autre animal sacré. Par exemple, à Q’enqo, l’ombre de cet espèce de menhir que l’on voit à l’entrée se transforme en puma le 21 juin. Ingénieux, non ? 
Les animaux vénérés par les Incas sont plusieurs : le condor, symbole de la sagesse mais aussi du monde d’en haut, le puma, symbole de la force et du monde présent et le serpent représentant l’intelligence, le savoir et le monde souterrain. Le lama aussi est un animal sacré.

Dimanche, nous avons fini par la visite des Salinas, qui n'ont rien à voir avec les ruines. C'est une exploitation de "sel de montagne". C'est du sel de roche, qui se récolte dans les bassins d'eau.
Petite promenade pour s'y rendre:

 













Hubert, Eva et moi devant les Salinas
Puis dernière escale à Chinchero, agréable petit village, où en fin d'après-midi la lumière était plus que belle...












Comme toujours, vous pouvez profiter de plus de photos dans l'album "Vallée Sacrée des Incas"
Par Leslie
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