3 ans et demi qu’on ne s’était pas vues avec ma petite Gabriela, elle n’a pas changé ! Toujours aussi enthousiaste et rayonnante ! J’ai été accueillie comme une reine par sa famille qu’elle avait tant envie que je connaisse depuis longtemps. Une famille adorable et serviable, un trait décidemment commun au peuple latinoaméricain !
Quito, dernier arrêt donc avant le retour imminent au pays… J’ai déjà la tête à moitié en France, un pied de l’autre côté de l’Atlantique. Mais les six jours sont passés très vite et j’écris d’ailleurs cet article à bord du TGV 6927, à destination de Grenoble…
Petite semaine tranquille, Gaby avait cours la moitié du temps, pendant lequel j’ai essayé de me reposer un peu de mon
voyage. Sans grand succès, j’ai du mal à dormir, ce doit être l’excitation du retour… Nous avons fait quelques sorties malgré le fait que Gaby avait cours tous les jours. Dès mon arrivée à Quito
dimanche 30 novembre, nous sommes montées au téléphérique d’où, normalement, nous pouvons disposer d’une vue sur l’ensemble de la capitale. Manque de chance, une fois en haut, la vue est
complètement bouchée par une épaisse brume. De plus, à plus de 3000m d’altitude, j’ai l’impression d’avoir le cerveau tout comprimé et le champ de vision rétréci… Plutôt bizarre pour quelqu’un
qui a vécu 6 mois à Cusco ! Ouh la honte ! ahahah
Comme on ne voit strictement rien, nous décidons de redescendre.
C’est à ce moment là que soudain le temps se dégage ! J’aurai donc vu à quoi ressemble Quito de nuit et d’en haut, ainsi que l’une des montagnes emblèmes de la ville.
Le lendemain j’ai passé l’après-midi à la fac de Gaby, autre chose que les facs grenobloises ! Certes c’est une fac privée, mais super class et jolie.
Puis le jour suivant, Gaby m’a aussi emmenée à la Mitad del Mundo (Moitié du Monde), village à environ 45min de Quito.
Comme son nom l’indique, le village est célèbre pour y posséder la ligne séparant les deux hémisphères de la Terre.
C’était assez marrant de pouvoir mettre un pied au Nord et un pied au Sud du Monde, pour
la photo typique évidemment ! Nous partons l’après-midi visiter le cratère le plus grand d’Amérique du Sud qui se trouve juste au-dessus de la Mitad del Mundo, mais encore une fois le
brouillard a fait des siennes et nous n’avons rien vu. Cette expédition nous a tout de même valu une rencontre avec un Colombien qui aura été notre amigo
para el día. Nous avons fait un tour avec lui dans le quartier historique de Quito.
Quito est une capitale de 2 millions d’habitants, dans la sierra. Les Andes de Quito sont assez différentes de celles
du Pérou ou de la Bolivie, beaucoup plus vertes dû à un climat plus équatorial bien-sûr. Un soleil très fort le matin (chauffe pas énormément mais qu’est ce qu’il crame ! C’est l’équateur
quoi) et des orages l’après-midi.
Ce n’est pas une ville extraordinaire, le centre historique et colonial est mignon mais ressemble beaucoup aux autres que j’ai pu voir partout en Amérique Latine. Je suis arrivée au moment de
l’anniversaire de la fondation de Quito, il y avait donc la fête dans les rues toute la semaine : corridas de taureaux, feria de nourriture traditionnelle, chivas (mini bus à deux étages que l’on emprunte le temps d’une soirée pour y faire la fête en parcourant la ville, accompagné d’un orchestre, d’alcool et de
bonne humeur. Le concept est plutôt amusant, et typique quiteño).
Le reste de la semaine a été ponctué par shopping à la recherche d’une robe pour mes futures grandes occasions (ne riez pas, ça peut arriver !) pensant peut-être que ça pouvait être moins
cher en Equateur. Que nenni, l’Equateur a adopté le dollar US en 2001 et le pouvoir d’achat n’est pas vraiment plus élevé pour nous autres Européens, je ne vous parle même pas en temps de
crise…
Puis, l’avant dernier jour, nous sommes allées nous relaxer aux bains
thermaux à 1h30 de la ville. J’ai pu admirer les beaux paysages andins alentours à Quito, et vu furtivement apparaître le Cotopaxi, magnifique sommet enneigé, très rapidement recaché par le
brouillard (décidemment !).
Une matinée très agréable dans les bains chauds, puis glacés pour raffermir tout ça, et de bronzette (comme je vous disais, mine de rien le soleil, de par sa position verticale en Equateur, a
vite fait de vous rougir !). Mais je vous reviens chers amis, toute bronzée, pour mettre un peu de soleil dans votre grisaille hivernale. ;)
Samedi, c’est déjà le jour fatidique du retour en France… Entre excitation, mélancolie et nostalgies naissantes, je me dirige en fin d’après-midi à l’aéroport. Gaby et moi nous donnons
rendez-vous dans 3 ans, en France, en Equateur, o donde sea…
Chau amiga…
(Je n'avais pas eu le courage de publier cet article en rentrant... Plus de 4 mois après mon retour, c'est un peu bizarre, mais il fallait que je clôture comme il faut ce blog. Un article de
"happy end" arrivera sans doute prochainement...)
La Quebrada de cafayate est une vallée incroyable, par son mélange de couleurs, la juxtaposition de divers paysages rocheux et sablonneux, et les formes bizarroïdes qu’ils
empruntent. Cette vallée est traversée par une rivière, plutôt très peu profonde en été. Nous avons parcouru la plaine sous une chaleur cuisante, mais qui n’a pas su ruiner mon
enthousiasme : « Ouf, je ne suis pas encore blasée, ouf ! »
Dimanche, nous nous sommes rendus dans le quartier populaire de San Telmo. Tous les dimanches a lieu une grande feria d’antiquités, d’objets artisanaux en cuir et autres,
et où artistes en tout genre se produisent dans les rues (danseurs, musiciens, humoristes…).
Une petite promenade très plaisante, qui pour notre premier jour à Buenos Aires nous a fait très bonne impression pour la suite du séjour dans la capitale.
Fabián, un ami argentin de Buenos Aires, nous a emmenés un soir à la Viruta, une milonga comme ils disent là bas, un endroit bien chaleureux où les apprentis danseurs se réunissent
le soir pour pratiquer autant le tango que le rock ou la salsa. J’ai donc pris mon premier cours de tango dans cette milonga !! Après avoir intégré les premiers pas basiques enseignés par
les professeurs, place à la pratique avec le premier partenaire venu. C’était vraiment un très bon moment, un lieu propice au divertissement et aux rencontres puisque dans une soirée on peut
danser avec au moins 5 ou 6 personnes différentes. Ici, pas besoin d’avoir un partenaire attitré pour prendre des cours de danse si on en a envie, et je pense que c’est vraiment ce qu’il manque
en France !
Et puis Buenos Aires c’est aussi la Boca, autant un quartier très touristique malgré lui que le nom de la plus célèbre équipe de football, puisque ce fût celle de Diego
Maradona. C’est le quartier populaire par excellence où les ouvriers immigrants du XIXème siècle avaient l’habitude de récupérer la peinture qui servait aux bateaux pour repeindre leurs maisons
en taule ondulée.
Cela donne une touche tout à fait artistique et bohême à
cet endroit. C’est devenu l’un des lieux incontournables de Buenos Aires, où se produisent de nombreux danseurs de tangos dans les rues piétonnes de ce quartier. Puis nous avons visité le stade
de la Boca, le mythique !
Un peu émue de quitter pour de bon le Pérou, et mes compagnons de voyage, Eva et Hubert… Eux retournent à Cusco, un peu à reculons… En Equateur depuis 4 jours, derniers
instants en terre latinoaméricaine, j’essaye de profiter au maximum même si j’ai déjà à moitié la tête en France à présent…
Avant cela, nous avons passé 2 jours à Mendoza. Mendoza est une ville frontalière avec le Chili, une
ville de vignobles qui produit d’ailleurs des vins reconnus dans le monde entier (j’essaye toujours mais j’avoue que le vin rouge n’est pas mon fort… but I keep trying ! Ca fait beaucoup
rire quand je dis que je n’aime pas le vin, « quand même pour une Française… ! » Eh oui, il faut de tout pour faire un monde). L’inconvénient que nous avons eu à Mendoza est
d’arriver un dimanche, tout était fermé, mais vraiment tout mis à part quelques restos. Cela ne nous a pas donné la meilleure impression, du point de vue de la dynamique de la ville. Pas un chat
dans les rues. Nous nous sommes quand même promenés une bonne partie de la journée, profitant du soleil, des avenues et places ombragées.
Je n’ai pas été aussi impressionnée que par le Salar d’Uyuni et son Sud
Lipes en Bolivie, je dois être déjà blasée… Puis, le parc était à moitié fermé à cause d’une forte pluie qui a inondé le site quelques jours auparavant, comme par hasard ce sont les deux sites
les plus représentatifs qui restent fermés au public. Un peu déçus donc, surtout que le mec de l’agence s’était bien gardé de nous le dire !
Hubert et Eva, dégustant le
ceviche
Arrivée à la capitale chilienne dans la nuit,
nous nous rendons à notre hôtel, une ancienne maison coloniale gigantesque.
Hubert, Eva, Cristian, Laurence, et
moi à Santiago
Un des premiers ports d'Amérique Latine, c'est aussi une ville très animée dans le style "artiste
bohême", haute en couleurs où toutes les maisons sont rouges, bleues, vertes, jaunes, violettes (...).
Le Misti, un des symboles de la ville d'Arequipa
Lever du soleil...
Après le petit déjeuner, nous partons
voir les condors. C’est un mirador face à des montagnes rocailleuses au dessus du canyon. Les condors se sont faits désirés et ils sont tous sortis d’un seul coup comme pour faire une parade. Ils
se la pétaient à tournoyer dans les airs, à faire des effets de vol tout près de touristes ! Mais j’avoue qu’ils sont assez majestueux !
Lundi, un ami à
Evelyn voulait nous inviter à descendre la rivière sur des bouées, finalement celle-ci n’étant pas assez haute, nous sommes allés voir une autre cascade.
montagne juste au-dessus était
toute brûlée, incendiée même.
Et encore ça, c'est rien!
Site de Chinchero
Moi je me demande comment ils faisaient pour tailler et
emboiter avec autant de précision chaque bloc de pierre… les Incas, pro des légos avant l’heure ?! En tout cas, ce n’était sûrement pas qu’un jeu, mais une méthode belle et bien étudiée. Ces
murs sont capables de résister aux tremblements de terres, tout comme les portes érigées en forme trapézoïdale. Et les Espagnols l’avaient bien compris, à Cusco ils ne se sont pas foulés, ils ont
construits leurs édifices par-dessus les fondations Incas (après avoir détruit le haut bien sûr, faut pas abuser !). (porte de Ollantaytambo)
Hubert, Eva et moi devant les Salinas